Mardi 21 août 2007

  J’ai pensé sans cesse à cet article tout le week-end, à quel ton utiliser, comment présenter les choses, mais finalement je n’ai rien trouvé qui me convenait. Autant donc dire les choses simplement.

  Ce post est le dernier. (ça c’est du concis où je m’y connais pas)

  Le Blog est-il mort ? Je ne sais pas. Mais en hibernation, oui… Quand reprendra-t-il ? Dans 1 mois ? Dans 2 mois ? Dans 1 an ? Jamais ? Je ne sais pas.

  Avant de donner les raisons de cet arrêt, je vous rassure tout de suite, je n’arrête pas pour autant mon « combat » pour gagner ma reconnaissance en tant que réalisateur. Je vais continuer à faire des films et à monter des projets.

  Seulement, j’ai perdu cet enthousiaste innocent qui portait l’écriture de ce blog jusqu’ici, et j’en suis arrivé à une période de ma vie autant personnelle que professionnelle où j’ai besoin de prendre de la distance, de faire le point, de recentrer mon attention sur ce qui compte… Bref, je n’ai plus l’esprit à relater et à partager mes illusions, mes désillusions, mes galères, mes réussites… Je préfère avancer « seul » durant un temps et « revenir » une fois quelques changements trouvés ou apportés. Et puis je préfère que les choses soient claires plutôt que vous attendiez des articles qui ne viendront pas.

  Parfois à trop se chercher on se perd soi même, c’est que j’ai conclu récemment en regardant en arrière. Ou pour dire plus simplement : « Putain mais c’est dans quelle état-j’ère que je me suis rangé je m’en souviens plus ».

  Le voyage au Japon arrive à point nommé avec ce désir de rompre avec beaucoup de choses, et ce voyage qui devait durer 2 mois risque d’en durer 3, et pourquoi pas plus si affinités. Il est aussi question de déménagement, de rapprochement avec la sombre ville lumière, mais je vais aussi flairer d’autres pistes, quitte à changer de continent. Je vais étudier toutes les possibilités. La seule chose qui pourrait me gêner dans l’idée de partir par exemple pour le Canada serait de choper la maladie la plus honteuse qui soit, l’accent Québécois (petit clin d’œil vers mon ami Simon), mais qui reste somme toute moins affreuse que l’accent Belge.

  Avec toutes ces incertitudes, plutôt que de tourner en rond sur le Blog, je préfère me concentrer sur mes projets, ma famille, et aussi utiliser les démangeaisons de ma plume pour me remettre à mes nouvelles, car la prose me manque de plus en plus.

  Mais ce sera loin de devenir le Black Out. Maintenant je vais recentrer l’information sur mon site Web où je continuerais à donner des News, et qui seront plus denses que celles données actuellement. Je souhaite aussi faire une refonte totale du site car il y a trop de pages, trop de liens, je ne suis pas satisfait du design... Mais c’est un gros travail et je ne suis pas des plus doués pour les sites Web, donc ça risque d’être long... Et donc la page News aura une plus grande importance, avec encore et toujours, ce que vous avez eu le plus peur de perdre avec l’arrêt de ce Blog, des hommes (et des femmes) en slip. Et à ce propos Conte Rose devrait être mis en ligne sur mon site aujourd'hui.
  Mais il reste possible malgré tout que j'utilise le blog de temps en temps pour doubler les News, ou si jamais j'ai envie de raconter quelque chose qui ne rentre pas dans le cadre des News. Donc gardez un oeil malgré tout sur ce Blog...

  En tout cas merci à tous d’avoir suivi ce Blog, d’y avoir participé, de l’avoir aimé ou détesté, d’avoir partagé tous ces moments avec moi. Mais l'instant, c’est ici que ça se passe :

www.guillaumetauveron.com

  Et tout de même, une dernière petite vidéo pour conclure un et demi où on a quand même bien rigolé... 

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Vendredi 10 août 2007

  Non le blog n'est pas mort. J'étais juste énormément occupé, et le suis toujours, par la préparation de Conte Rose tout d'abord, par les différentes galères survenues au dernier moment, et enfin par le tournage dont le top départ a été donné hier à midi. Et comme c'est il faut rendre le film avant 72h, vous comprendrez que je ne m'attarderez pas ce soir car les minutes sont précieuses. Je ferais un plus ample compte-rendu plus tard. Avant de vous faire profiter de quelques images, juste un énorme baiser sur le front de Sabrina qui a été vraiment extraordinaire à de multiples niveaux et sans qui je n'aurais plus eu qu'à faire Conte Rose avec des playmobiles.
  Attention photos !

 

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Dimanche 5 août 2007

  J’ai survécu au tournage avec Smoothless. Pas en parfait état mais en état potable quand même. Je reviens en arrière.

  Hier c’est la journée tranquille. On discute du tournage du lendemain, on fait le trajet jusqu’à Toulouse où on loge dans l’appartement de Rémi, et le soir c’est soirée beaufs en commençant avec Fort Boyard (qui malgré le nombre de farfadets courant dans ses murs n’a toujours pas organisé d’épreuve de lancer de nains) et en finissant avec les rois du rire dont les invités étaient tout sauf drôles, mais leur attitude est tellement risible que finalement l’on rigole quand même. Le cerveau vidé on se couche après 1h du matin.

  A peine 5h plus tard faut se lever car il faut que l’on soit sur les lieux du tournage avant 7h45 pour que le propriétaire des lieux soit là pour nous ouvrir la porte de son monde merveilleux. Comme je ne sais pas quels éléments du scénario Smooth souhaite révéler ou garder cacher, je ne vous parlerai pas du lieu. Mais je peux vous dire qu’au-dessus de nous il y avait… le ciel ! (si avec ça vous devinez…)

  On fait le tour des lieux, Guillaume flaire les bons coins qui fleurent bon la mise en scène et l’on s’attaque au gros du film, le combat. Comme Rémi est tombé dans les arts martiaux quand il était petit, c’est lui qui chorégraphie principalement la scène. Mais alors que Le dernier Psaume et Indemne avaient des combats assez esthétiques et un zest virevoltants, Guillaume a voulut pour celui-ci un combat brutal et réaliste, ce qui est bien plus dans mes cordes qu’un mawashigeri coup de pied circulaire. Le lieu trouvé, puis l’enchâinement trouvé, on répète doucement. Puis à 10h pétantes, alors que le ciel commence sérieusement à taper en cette journée qui montera jusqu’à 35°, Smooth lance les hostilités en appuyant sur le bouton enregistrement de sa caméra et c’est parti pour la furie. Sans évidemment réellement porter les coups, on y va pas de mains de mortes et on se démène à 120% pour rendre la fureur du combat la plus crédible possible.

  A se dechaîner comme ça en plein soleil, même si cela ne dure que trente secondes, 3 prises suffisent à nous dessécher. Mais comme Smooth souhaite avoir beaucoup de rushs, on refait l’ensemble peut-être 50 fois durant 3 heures. A la fin, à force de me faire tordre le bras, j’ai des ecchymoses tout du long, quant à Rémi il a les côtes et les abdos rougis par tous les coups de poings que je lui ai mis. En plus au passage je me suis légèrement ouvert un doigt sur une dent de Rémi, un peu éclaténles genoux à force de tomber au sol, et puis comme Smooth traite bien ses acteurs il a choisi (délibérément ?) un coin rempli de minuscules bouts de verre. Ce sont des morceaux de pare-brise donc ça ne coupe pas, mais quand on tombe la main dessus, ça rentre quand même sous la peau… Et puis il y a un moment où ça s'est joué de peu, car j'ai tourné ma tête au dernier moment et j'ai senti son poing frôler ma joue. Quels grands gamins !

  A la fin, avant de s’élancer au moment où « Action » retentit, Rémi et moi nous soutenons presque mutuellement à la manière de deux boxeurs éreintés. Puis c’est le petit coup de main de Rémi sur mon épaule pour me donner le feu vert, et 2 secondes plus tard on rugit à tout vent en se fonçant dessus.

  Impossible de savoir ce que combat vaut. Smooth a l’air très satisfait mais tant que je ne l’aurais pas vu monté j’aurais peur du résultat. En tout cas s’il est crédible, cela me confortera dans l’idée de tenir le rôle principal de Raging Bougnat (finalement j’aime pas du tout le titre Conte de la vengeance).

  Et donc après près de 3 heures de ce rythme, la fin du tournage de la scène est une bénédiction, et les sandwichs ont un goût exquis.

  Les scènes du début de l’après-midi sont bien plus reposantes à jouer puisqu’il n’y a pas d’action, mais en fin de journée c’est parti pour quelques cascades, et comme le temps joue contre nous, le Smooth devenant grincheux au passage, pas le temps de répéter ni de préparer l’action, c’est à la bonne franquette et fais comme tu veux (et comme tu peux) en essayant de pas te tuer. Bon cette fois je veux voir mon agent ! J’effectue ce que j’ai à faire en essayant de bien le faire. Et encore une fois j’espère que le résultat sera bon.

  Le temps de boucler les scènes de la journée et il est déjà 20h. On rentre, je prends une bonne douche pour enlever les 10 cm de crasse et de poussière que j’ai sur moi et là je me repose ? Que dalle oui. Comme j’ai un tournage pour cette semaine et que je dois le préparer, je prends ma voiture et me tape 400 bornes quasiment d’une traite, et arrive chez moi à 2h du matin où je sors en rampant de la voiture.

  Putain de journée ! Bon faut que je me rachète un bras mais en tout cas c’était vraiment une très bonne expérience que de tourner avec l’équipe Smoothless car je me suis vraiment bien amusé et j’ai appris pas mal de choses. Et surtout j’ai énormément hâte de voir le film, mais va sans doute falloir attendre 6 mois avant cela. Donc patience est de mise.

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Vendredi 3 août 2007

  Et en route pour le désert des Bardenas. L'équipée terrible est constituée de 2 voitures. Celle de Smooth, avec Florent au copilotage, et moi au disage de conneries à l'arrière. Celle de Rémi avec Matthieu au copilotage. On a les costumes, le matos, les glacières avec plus de 10 litres d'eau, on est bon, nous partons.
  La route nous emmène à passer par ce bon vieux Oloron Sainte Marie que je salue au passage, puis on passe par de petites routes de montagne étroites et sinueuses, avec aucun parapet sur le côté bien sûr, et moi je commence à avoir envie de dégueuler avec tous ces virages/secondes.
  En pleine route, ruminant tranquillement, une vache nous regarde passer sans bouger son gros arrière-train dans s'un seul poil, puis ce sont 5 moutons bien alignés se promenant sur la route que nous croisons. C'est sympa les Pyrénées !
  A peine arrivé en haut du col, un tunnel passé, et la frontière espagnole franchit que le paysage se métamorphose et devient beaucoup plus sec. C'est surprenant. Puis une fois le col descendue, on s'enfonce dans une espagne vide, avec un village tous les 30 kilomètres, villages désertés en raison de la chaleur, c'est flippant !
  En 5h on est rendu sur les lieux. Ah c'est tout ? Moi j'aurais bien roulé plus sous ce soleil de plomb... Bien sûr ce n'est pas le Sahara, ni l'arizona, mais c'est quand même un désert qui a de la gueule. L'endroit où l'on se pose est juste à côté d'une base militaire dont on a du mal à comprendre le but si ce n'est donner plein d'idées de scénario.
  Et là commence le tournage d'un côté, et de l'autre, du mien, ce que tout comédien doit accepter, l'attente. Je piaille donc avec Florent, puis je cherche en moi mon personnage en me promenant ci et là dans les alentours, où je croise au passage l'élément nécessaire à tout désert qui se respecte : un squelette d'un quelconque animal, dévoré par une bête que l'on préfèrerait ne pas trop croiser. Dans le lointain s'élève un énorme nuage de fumée. Un feu s'est-il déclaré ? On en saura rien mais la fumée perdurera et grossira durant de nombreuses heures, histoire de rajouter à l'ambiance surnaturelle du lieu.
  Et puis surtout pendant tout ce temps je me livre à un rituel barbare demandé par monsieur Smooth, j'enlève ma chemise que je piétine du pied dans le sable, puis j'enlève le marcel que je piétine à son tour dans le sable. Ensuite pour changer je m'assois au sol et couvre mon pantalon de sable. Enfin, voici le moment jouissif où je me fais un shampoing au sable, me frotte le visage et les bras avec du sable... un vrai gamin !
  Les heures filent et l'inquiétude monte. On est venu dans le désert en milieu d'après-midi pour ne pas avoir à trop souffrir de la chaleur, mais le problème est qu'il y a quand même beaucoup à tourner. Et quand arrive le moment où je commence à joueer il est déjà 19H30 bien passée et on a moins de 2h avant qu'il fasse nuit. On se doit donc de speeder pour tout boucler, du moins de boucler mes plans car moi je ne pourrais pas revenir une prochaine fois.
  Je remarque que Guillaume a la même méthode de travail que moi. Pas de scripte, équipe limitée en dessous du stric minimum, pas de story-board, tout à l'improvisation sur le lieu. Je reconnais aussi des phrases typiques : "Coupez, elle est très bonne, mais on en refait une". 
  J'ai bien fait de travailler mon personnage pendant l'après-midi car là il n'y a pas une seule seconde pour répéter, et c'est d'emblée dans le vif sujet. Du coup un peu de pression quand même, car je n'ai pas le droit au fou rire ou à foirer le jeu. Guillaume semble satisfait. J'espère que c'est vrai. En même temps il n'a pas trop le choix.
  Les galères de dernière minutes s'accumulent tandis que le soleil décline, et l'on fini le tournage sans soleil, ce qui va donner un sacré travail à Florent en post-production pour étalonner le tout et faire croire que c'est le jour. A moins que Guillaume ne s'en sorte par une pirouette scénaristique.
  22h. On rembarque. Putain encore 4h30 de route devant nous. Et ce soir c'est régime car on a mangé tous nos sandwichs à midi comme des gros morfals incapables de rationner et pas question de s'arrêter manger quelque part car cela nous ferait arriver au lever du soleil... Durant le trajet je repense à cette longue journée, et à mes courtes scènes qui étaient vraiment très intéressantes à jouer, même s'il aurait été bien d'avoir le temps de peaufiner un peu plus. Du coup j'ai vraiment hâte d'attaquer la journée de tournage de dimanche (samedi étant consacrée a repos, préparation, déménagement sur Toulouse) qui va être extrêmement intense et dense !
  Et enfin à 3h du matin on est de retour et une bonne douche salvatrice m'attend !

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Jeudi 2 août 2007
  Au réveil pas de réponse de mon actrice potentielle, Sabrina, ce qui est plutôt normal vu qu'il est très tôt. Ensuite je me rends compte que mon trajet de départ part dans le sens opposé de ce que je croyais. Et alors qu'est-ce qu'on en a à foutre vous disez vous ? Comme Marie P. habite un peu loin de Clermont, je pensais profiter du voyage pour passer la voir ce matin, mais comme mon trajet passe au mieux à 40 km de chez elle je me vois obliger d'annuler. Jusqu'ici tout va bien.
  Je prends donc mon super tracteur et je pars pour Pau, walkman sur les oreilles, travaillant sur mon scénario pour le projet avec Toda. A l'instar de mon dernier voyage pour Oloron Sainte-Marie (qui est à une demi heure de Pau rappelons le) j'ai mis près de 10 heures pour effectuer le voyage, entre une longue pause à midi sur une aire d'autoroute champêtre où j'ai profité du cadre pour écrire mon scénario, puis une grosse demi-heure de tournage en rond dans Toulouse où j'étais complètement paumé (de toute façon je me paume toujours au moins une fois en allant à Pau), et ensuite ce que je pensais être une petite sieste dans un petit sous-bois frais et qui a duré finalement 1h30.
  Et puis je reçois un coup de fil de mon ami Toda qui est très content, et il y a de quoi, car deux de ces films viennent d'être sélectionnés au Festival de San Paolo qui est un grand festival. C'est une juste récompense après sa mévasenture, car le Festival Indépendant de NEw York où il s'est rendu après Fantasia s'est avéré être une grosse arnaque, mais suffisament légale pour perdurée, où Toda a débourse une grosse somme pour inscrire son film, puis pour avoir ses films le soir de l'ouverture, et où on lui avait fait croire qu'il y aurait 300 distributeurs, mais au bout du compte aucun distributeurs et à peine 20 pauvres pèlerins dans la salle. Après en avoir parlé avec Simon de Fantasia qui s'est à son tour renseigné, Toda n'est pas le premier a s'être fait voler de la sorte. C'est un festival d'escroc contre lequel il faut absolument communiquer et que les gens ne se fassent plus avoir. Si c'est pas honteux de voler ces braves cinéastes indépendants qui n'ont déjà pas un sou ! Voici le lien de ce Festival de merde afin que vous puissiez voir comment une bonne arnaque s'organise : ICI 
  Parti donc à 9h30, j'arrive à 19h et retrouve Florent (Plisson, associé de la Smoothless team et notamment monteur de son métier) qui m'emmène chez Guillaume (que l'on nommera Smooth), car la bête est parti récupérer le maquillage de la maquilleuse qui s'est déplacé les cervicales et ne pourra pas venir faire son travail... Ah les plaisirs du tournage ! On est tous à la même enseigne.
  Dans l'appartement une vraie cuisine de mecs, avec vaisselle sale éparpillée un peu partout, casserole avec reste de nouilles froides dedans... ça me rappelle mes années de célibat.
  Je profite de ce temps pour vérifier mes mails. Réponse de Sabrina... YES ! Elle est partante après lecture du scénario. Allé Louyah (qui que tu sois). Je lui propose donc un rendez-vous pour mercredi, soit la veille de commencer le tournage.
  Et puis arrivent les mâles. Tout d'abord Smooth, Monsieur le Réal bonjour, Rémi, mon futur partenaire de street fight, et Matthieu, le gentil de ce groupe de forcené. Repas, rigolade, matage des rushs qu'ils ont tourné durant la journée, puis dodo. Demain le désert nous attend.
par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Mercredi 1 août 2007

  Courant d'un côté puis de l'autre, avec le fol espoir que mes efforts ne soient pas en vains, j'arrive en cette veille de départ pour mon tournage avec Smoothless sur les rotules, limite d'une humeur de Mr Poulpe à douter de tout et de rien. Du moins j'ai envoyé le scénario "Le cercle" juste à la date limite, j'ai envoyé mes films au Etats-Unis, en Grèce, en Corée et je ne sais plus où, donc ça c'est bien.
  Et là, je reçois un mail d'Aimée qui m'annonce toute embêtée qu'il lui est impossible de tourner dans Conte Rose, dont elle devait tourner le rôle principal, et vu les raisons qui l'en empêche je ne peux que la comprendre et en être désolé. Mais si je résume, je pars demain matin et je reviens lundi dans la soirée, donc je ne pourrais pas chercher d'actrices durant ce temps là, et le tournage de Conte Rose doit être Jeudi et Vendredi. La situation est donc assez despérée. Sans parler du fait que je ne peux ni repousser le tournage en raison de la date limite, ni l'annuler en raison du fait que j'ai quand même été pré-sélectionné pour réaliser un film et que je ne peux pas me défiler. Et puis bien sûr comme SEX(Y) est le thème, un zest de nudité est recherché, et l'on retombe sur l'habituel problème de "je n'ai pas d'argent pour payer une scène sans vêtements, à votre bon coeur messieurs dames"...
  Donc à situation desespérée, tentative desespérée, je pars sur myspace à la recherche de profile de femmes dans la vingtaine (non blondes, non par racisme capilaire mais parce qu'un des points du concours est de ne pas avoir de blondes... En même temps je comprends, cela aurait rendu les choses trop faciles vu que les blondes ça de fout à poil facilement... et paf encore perdu des lectrices moi...) et habitant près de Clermont-Ferrand. J'en trouve une demi-douzaine à qui je balance un mail brut de décoffrage sans tourner autour du pot et qui a du me faire passer pour un dingue au dernier degré. 
  Quelques instants plus tard je reçois les réponses de deux de ces dames. La première travaille ces jours là, et la seconde n'ayant jamais fait l'actrice ne souhaite pas se lancer dans un tel projet tout de go mais me propose gentilment de m'aider dans ma recherche. Et je l'en remercie.
  Alors que j'envisageais, une fois le tournage avec Smoothless fini, de me raser barbe et sourcils pour jouer le rôle j'ai reçu un mail d'une troisième candidate forcée et qui me dit "pourquoi pas ?".
  Tout est bien qui se finit bien alors. Ben non. Pour le moment j'en sais rien. Car je viens juste de lui envoyer le scénario et le projet, et si cela ne lui plaît pas je repartirai presque à la case départ.
  En tout cas faut avouer un truc, ce vieux coup de sans de dernier minute et l'état d'urgence dans lequel cela m'a mis m'a fait partir fatigue et déprime d'un seul coup car j'ai autre chose à foutre que de me malmener le poireau avec idées noires. J'ai devant moi 10 jours intenses non stop qui comportent de nombreux points noirs, auxquels devraient succéder sans un jour de repos 2 ou 3 semaines non stops entre les deux autres tournages (oui je sais faut que je les présente) plus le montage des films et surtout des clips de Song Taaba que je dois finir avant mon départ au Japon, plus le scénario pour Toda, plus le scénario de Raging Bougnat de la vengeance à finir avant fin Août pour aller draguer les productions, plus les appels aux productions, on espère des rendez-vous, plus la préparation du documentaire au Japon qui comporte lecture d'une vingtaine de bouquins plus résumé-synthèse, plus ma thérapie... Bon, si je ne sors pas de ces 2 prochains mois avec un quelconque résultat. Je me rase crâne et testicule et je rentre dans la secte des acteurs porno.

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Vendredi 27 juillet 2007

  En deux jours j’ai carburé du chapeau, car j’ai écrit, du moins griffonné, quatre scénarii différents. Je sais qu’il n’était question que de 3 (c’est bien vous suivez) mais au dernier moment j’ai décidé de participer à un concours de scénarii organisé par Nisi Masa et auquel j’avais déjà participé les 2 années précédentes. Je dis au dernier moment car la clôture du concours est le 31 Juillet, donc ça laisse peu de temps pour créer et rédiger un scénario.

  Le concours est organisé par NISI MASA, et a dans ses parrains Emir Kusturica et Dominique Moll, ce qui n'est pas rien. Le thème de cette année est « Le cercle », ce qui est thème de prédilection. J’adore les histoires qui se mordent la queue où la fin ramène au début du film. Du moins est-ce ainsi que j’ai eu envie d’interpréter ce thème. Comme j’étais sur plein de choses à la fois, je me suis dit de toute façon, un concours de scénario c’est moins de chances de gagner qu’au loto, car quelque part je suis assez persuadé, dans le cas des grands concours, que les dès sont pipés dès le départ et qu’il y a certains poulains qui ont plus de chances que d’autres.

  Je pensais donc ne pas participer. Mais comme mon imagination était à un grand un taux de rendement et m’avait trouvé 3 scénarii très différents des uns des autres en 24h, je me suis dit que tant que la machine était lancée, autant essayer d’en profiter.
  Je me suis donné 1 heure. Si au bout de cette heure je n’avais trouvé aucune idée intéressante, j’aurais oublié le concours. Mais j’ai trouvé une idée qui m’a extrêmement enthousiasmé. Des 4 scénarii c’est l’histoire que j’ai le plus envie de tourner, mais c’est aussi parce que vu que c’est un concours, je peux écrire ce que je veux sans me soucier du « ah merde, comment je vais faire pour tourner ça » qui va avec le système D. Là c’est libre créativité et j’avoue que ça fait un bien fou.

  Le scénario gagnant est donc aussitôt pris en main par une production pour aider le réalisateur à le tourner, ce qui n’est pas rien. Mais bon, soyons objectif, même s’il n’est pas pipé, c’est un concours à l’échelle européenne. Il faut donc d’abord passer les éliminatoires de son propre pays avant d’arriver devant un jury international… Je n’ose imaginer combien de scénarii participent à ce concours. Mais même si je ne remporte pas le concours ce n’est pas un travail fait pour rien.. Car si jamais je trouve une production qui souhaite se lancer dans un projet de long-métrage avec moi, comme cela se fait souvent, ils voudront d’abord que l’on fasse un court-métrage, et dans ce cas-là ce sera celui-ci. Et une autre possibilité est de développer cette histoire vers un long-métrage à l’avenir car je lui trouve vraiment un grand potentiel !

  Enfin bon, quand même 4 scénarii en 2 jours c’est de loin mon meilleur rendement. Mais n'oublions qu'il ne sont que grifonnés, et là il est déjà 23h15 et je dois envoyer le scénario demain, alors que je n'ai rédigé que la moitié d'une page. BANZAI (cri de guerre pour me tenir éveillé jusque dans les heures tardives que cette nuit promet...) !

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Jeudi 26 juillet 2007

  Juste un petit post pour féliciter Gauthier et Hiroko (le couple de Conte Vert) qui se sont mariés aujourd’hui. Hiroko Kono devient donc Hiroko Chareyron. Alors ça si c’est pas un nom franco-japonais je m’y connais pas !

  Je veux leur souhaiter tous mes vœux de bonheur car c’est un peu grâce à eux que tant de choses me sont arrivés.  Car si Gauthier ne m’avait pas fait part de son envie de participer à un court-métrage, je n’aurais jamais écrit Conte Vert, et sans Conte Vert je n’aurais jamais réalisé tous les autres contes, et même si j’avais réalisé d’autres choses sans doute que j’aurais été bien moins prolifique, que j’aurais appris et expérimenté bien moins de choses, et que je n’en serais certainement pas là aujourd’hui. Où j’en suis ? J’en sais rien, mais certainement quelque part !

  Quoi qu’il en soit je souhaite leur dédier à la fois ce post et cette série de contes en couleur qui n’aurait certainement pas existé sans leur gentillesse et leur implication.

  Omedetto gozaimasu !

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Mardi 24 juillet 2007

  J’ai la caméra qui me démange comme chanterait Yves Duteil s’il était réalisateur. Heureusement je vais avoir largement de quoi me mettre sous la dent avec un programme bien chargé car je vais participer à 3 concours dont les tournages devraient avoir lieu entre Août et Septembre.

  Je vais vous présenter ces concours dans l’ordre des dates de clôture de la plus proche à la plus lointaine.

  Premier concours s’appelle Mini shortZ et est organisé par Artalent. Cela me fait particulièrement plaisir de participer à ce concours car il y a une présélection des réalisateurs en fonction de leur expérience et de leur travail. Je me rappelle avoir postulé il y a environ 2 ans à deux différents concours organisés par la même association mais, après leur avoir envoyé mes DVD, j’avais été refusé les deux fois. Je m’étais évidemment senti vexé et blessé, et surtout j’avais eu des gros doutes quant à la qualité de mon travail. Donc d’être accepté et intégré à ce concours aussitôt ma candidature formulée m’apporte une grande satisfaction car cela montre tout le chemin que j’ai parcouru depuis.

  Mais quel est le thème ? En fait je vous explique le principe. Six semaines d’affilée il y a 6 soirées organisées avec projections de courts-métrages sur un thème précis. Chaque film doit être tourné et monté en 72h. Un réalisateur ne peut s’inscrire qu’à un seul thème. En raison de mon voyage au Canada puis du futur tournage avec Smoothless, je n’étais pas dispo pour les 3 premiers thèmes. Restaient seulement SEX(Y), POKER et ENVIRONNEMENT. A votre avis lequel j’ai choisit et pour lequel j’ai été sélectionné ? Bien évidemment SEX(Y) qui devrait me donner l’occasion de faire un court Conte Rose. Qui plus est je vais déjà faire un film sur le thème de l’environnement dans le projet commun avec Kyja, quant à Poker… Et puis suite à cette pléthore de mini-shorts à Montréal, il était normal que cela influence mes oeuvres, et j'ai d'ailleurs pensé au titre Mini shortS mais ça faisait un peu lêche cul. Enfin reste à voir...

  En plus du thème et du temps imparti, il y a diverses contraintes incluses au contrat, et comme je ne sais pas si j’ai le droit de toutes les révéler je vais en dire au moins une qui est d’insérer au moins un split screen dans le film. Mais qu’est-ce qu’un split screen ? Pour bien le comprendre je vous invite à voir le très bon court-métrage portant le nom Split Screen de mon ami Gilles Guerraz (alias Gillours) et que vous pouvez voir ICI. Sinon un split screen est tout simplement quand l’écran est divisé en deux (ou plus) et que l’on suit 2 actions à la fois, ou la même selon 2 angles différents, ou la même selon le même angle, ou... bon ça suffit on a compris ! C'est d'ailleurs ce que j'avais utilisé pour Roulette. Donc ça complique encore la tache, sans parler des autres conditions.

  J’ai appris aujourd’hui que j’étais accepté, donc je n’ai encore aucun scénario, et le tournage-montage aura lieu quelque part entre le 07 et le 12 Août. Mais j’ai déjà recherché les acteurs et actrices disponibles et je suis parvenu à trouver tout ce dont j’ai besoin dès aujourd’hui, à savoir deux laissés pour compte de Conte Pastoral qui n’a pu être tourné : Aimée Simon et Marie Perron. Bien que je n’ai pas encore l’idée du scénario, je sais que je veux parvenir à créer un fourre-tout tauveronniesque qui mêlerait érotisme, drame, humour, fantastique et poésie, le tout avec peu de dialogues, et que l’ensemble soit à la fois touchant et drôle. Pas facile à tout lier et très casse gueule mais j’espère parvenir à relever le défi.

  Enfin dernier détail de ce concours très intéressant, est que l'on a accès à la liste de 20 compositeurs, et qu'il faut choisir parmis eux un compositeur avec qui travailler pour la bande-originale du film. Ce ne sera donc pas pour une fois une BO signée Tridera ou Zounia ou Deneuve. J'ai donc visité les 20 pages des compositeurs, histoire de ne pas choisir au hasard, et j'ai finalement opté vers un couple de compositeur pour qui j'ai eu un flagrant coup de coeur (putain en rime...) et dont j'ai beaucoup aimé les musiques. Vous pouvez visiter leur page Myspace ICI. Je leur ai donc envoyé un mail pour leur proposer de travailler ensemble et ils ont accepté. Ouf ! Par contre comme le temps est serré, pas le temps de leur envoyer le film une fois monté et qu'il créé la musique après. Je vais leur donner les grandes lignes du scénario et ce que je recherche, et ils me crééront un (ou plusieurs) morceau(x) selon ça. L'idée sympathique est que mon histoire va leur inspirer une musique, et que cette musique va ensuite me réinspirer d'autres variations sur mon histoire.

  Je vais aller de ce pas réfléchir au scénario et vous présenterai les autres concours (pour lesquels j’ai déjà des scénarii bien avancés) dans les jours à venir.

par Guillaume Tauveron publié dans : On the road...
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Samedi 21 juillet 2007

  De retour du pays des caribous j’ai essayé de rattraper le retard que j’avais pris sur un tout un tas de choses, sans vraiment y parvenir. Tout juste le temps d’avancer sur le projet avec Toda, que je ne pourrais pas lui soumettre avant son retour de New York d’ici une semaine, et qui a trouvé un titre, provisoire ou non, Gaijin, qui signifie « étranger » mais de façon un peu péjorative.

  Sinon, mon grand-père toujours à l’affût de la moindre annonce qui pourrait m’intéresser concernant le cinéma dans la région (le même grand-père qui avait joué dans Katremille, d'ailleurs salue à toi Guy si tu lis ces lignes), m’a déniché une annonce d’une production recherchant apparemment des acteurs sur la région pour un film qui se tournerait dans l’Allier de fin Août à Septembre. Donc évidemment je vais postuler, car sait-on jamais, même si j’ai pas de book digne de ce nom car je ne sais même pas quelle gueule cela doit avoir, et j’avais même pas de bande-démo à leur présenter.

  Donc ni une ni deux, j’ai fait un rapide montage de mes derniers rôles dans mes propres films, histoire de montrer les différents personnages que j’ai incarné car je n’ai aucune idée de l’histoire du film qui va se tourner ni pour quels types de personnages ils recherchent des acteurs.

  Voici la vidéo mais c’est vraiment pour les masos qui ne bouffent pas assez de Guillaume Tauveron en venant sur ce blog car là c’est presque que ma gueule pendant 10 minutes. Je vous aurais prévenu.


par Guillaume Tauveron publié dans : Vidéostock
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