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Vidéostock

Lundi 10 juillet 2006

  Pour réconforter ceux d'entre vous qui auraient besoin, et pour simplement divertir les autres voici une petite pause humoristique.
  Tout d'abord je pense être le seul à avoir reconnu la véritable identité de Raymond Domenech qui s'est échappé de son Muppet Show natale pour donner un peu de magie à ceux qui en voient dans le football. Et comme je suis un enfoiré j'ai diffusé ces photos sur plein de sites comiques !

  Et enfin pour cause d'un travail ultra-secret, j'ai été amené à tomber sur la vidéo ci-dessous et que je n'ai pu m'empêcher de partager avec vous :

 


   Quel con tout de même ce Regis !
Par Guillaume Tauveron
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Vendredi 14 juillet 2006

  Pour certaines raison, Toda et moi avons décidé de présenter notre film commun sous un nom de production différent de celui qu’il utilise (Skeleton Films) ou que j’utilise (Phoenix Hurlant). Comme cela sera un nom de production uniquement utilisé pour notre œuvre en commun (ou nos œuvres communs si nous réitérons l’aventure à l’avenir) le nom se devait de résumer et retranscrire cette association. C’est donc tout logique que j’ai choisit… tin tin tin tin… suspens moite et torride… Et le vainqueur est donc : TOTAUX FILMS. Car non seulement cela représente l’addition de nos différentes qualités respectives, mais aussi parce que TO(DA) et TAU(VERON). Et aussi parce que 0 + 0 = la tête à Totau (0 comme zéro défaut, bien évidemment...). J’ai trouvé le nom, et Toda doit se charger de créer le logo, encore et toujours un travail partagé.

  Pour certaines autres raisons, ce n’est pas Mikiko Hasegawa qui signera la musique comme il était prévu initialement. Toda a donc utilisé des musiques dont je n’ai pas bien compris la provenance et que je n’ai pas encore eut l’occasion d’écouter. Je recevrais en début de semaine prochaine la dernière version montée de Sakura no kage, avec la musique choisie par Toda, et si l’ensemble me convient, nous entrerons enfin dans l’étape suivante : l’envoi aux festivals et distributeurs.

  Enfin, voici six nouvelles chroniques de films, que je fais suivre de la bande-annonce du très non attendu Rocky Balboa, dont il y a tout à craindre mais et si...

Ragtime

Always san chôme no yûhi

Papa

L'ours

Hebi Ichigo

Coup de peigne

  

Par Guillaume Tauveron
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Mardi 8 août 2006

    Premières prises de vues. Et quelles vues ! J’ai du m’adonner ces derniers temps à la recherche de photos érotiques afin de les faire défiler devant le regard blasé du « héros » de Conte Gris qui ne vit que par procuration à travers son ordinateur. Travail éreintant comme vous pouvez l’imaginer… 
  Je ne vais sûrement pas me faire que des amis mais je trouve qu’en règle générale, l’univers du court-métrage est un peu trop propret, un peu trop gentillet à mon goût. Même si certains sont superbes ils restent souvent dans l’exercice de style, ou la déclinaison multiple d’un concept, tout en restant dans un politiquement correct et sans chercher à exprimer de réelles pensées personnelles. Alors que le court-métrage est censé être un tremplin fait d’essais et de recherches, il manque souvent de prises de risques. Comme la vie d’un court-métrage est liée aux festivals, et que les œuvres sont présentés pêle-mêle dans des programmes fourre-tout pour un public hétéroclite, il existe une certaine crainte d’être laissé sur le côté si on dépasse certaines limites ou certains cadres, et le court-métrage autrefois iconoclaste en vient petit à petit à s’aligner gentiment.
  Ceci n’est pas valable que pour le court-métrage et touche beaucoup de domaines artistiques. Nous sommes à une époque hypocrite où l’on n’hésite à s’exprimer, de peur de choquer ou de déplaire, où tout est sujet à controverse et à débat et où l’on tourne la langue sept fois dans sa bouche avant de ne rien dire. La nudité subie la même « censure », malgré son étalement orgiaque sur internet à faire rougir un obstétricien, et sa libre expression semble paradoxalement reculer de plus en plus derrière les barrières de la pudibonderie. Trouvant ça inquiétant j’ai décidé de passer outre ces barrières et de ne m’imposer aucune censure vis-à-vis de ce que j’avais besoin d’exprimer ou de montrer.
  Même si la vie des différents contes que je réalise passera par les festivals, je leur prévois une vie indépendante avec un DVD qui les réunira (et dont le titre est en cours de recherche). C’est pourquoi je ne m’inquiète pas de savoir si tel ou tel conte risque d’être boycotté dans les festivals, car je sais qu’ils trouveront leur public une fois en DVD. Qui plus est je suis un ardent défenseur de la beauté du nu (non chirurgical) et de la suppression de son tabou.
  Après tout ce verbiage, voici un court et rapide montage présentant une partie de l’univers de Conte Gris 


 
  Je me permets enfin d'inclure une citation de Picasso (trouvée sur le BLOG de John B.Root!...) :
 
"L'art n'est pas chaste, ou s'il l'est, ce n'est pas de l'art."
Picasso.

Par Guillaume Tauveron
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Dimanche 20 août 2006

  En surfant sur le net j'ai trouvé un site japonais où mon nom et mes films étaient recensés mais je n'en avais aucune connaissance jusqu'à aujourd'hui. Je ne sais pas exactement de quel genre de site il s'agit. C'est une sorte de base de données du cinéma, et ils ont apparement chopé mes infos sur IMDB, mais en promenant sur le site j'ai trouvé plein de liens pour télécharger des films entiers sur e-mule. Si vous voulez vous y promener le lien est ICI mais il faut que votre navigateur reconnaisse les caractères asiatique.
  Et sinon pour rigoler un petit coup, voici une vidéo de l'adaptation japonaise de Spider-man et qui date de 1978 : SUPAIDA-MAN !

Si vous en voulez encore et assumez votre masochisme allez ICI

Par Guillaume Tauveron
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Samedi 2 septembre 2006

  Ils sont Auvergnats. Ils sont passionnés. Ils sont talentueux. Ils sont presque beaux. Il s'agit de la PAFEenterprise ou une association de talents au service du cinéma. En attendant de pouvoir vous présenter mon film à cause d'encouillages en série (néologisme mêlant couille et encodage pour ceux qui n'auraient pas percuté) je souhaite vous présenter le dernier film de la PAFE : Mago et les anachroniques.
  Pour sa première échappée en solitaire, Thierry Barnaud livre un petit bijou : un film muet dans la plus pure tradition et nous fait connaître un plaisir oublié depuis plus d'un demi-siècle doublé d'anachronismes savoureux. Le film recèle de trouvailles autant esthétiques que scénaristiques, et les quelques longueurs étant nécessaires pour emmener les gags sont aussitôt pardonnées. Et non content d'être l'auteur et le réalisateur, Thierry est également l'interprète principal et sans défauts d'un Chaplin imberbe.
  Chapeau bas monsieur Barnaud, vous m'avez cloué d'admiration ! En plus l'affiche est superbe. Enfoiré !


Par Guillaume Tauveron
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Vendredi 13 octobre 2006

(Merci Toda pour la photo !)

  Ce matin surprise au réveil. Toda m'appelle et me demande aussitôt de lui passer ma femme car il sait que je ne comprendrais pas ce qu'il va me raconter. Une fois le message transmis, ma femme me le traduit. Aujourd'hui est le dernier jour de projection de Sakura no kage au Japon, diffusé dans un unique cinéma à Fukui, et il souhaite que je parle aux spectateurs avant le début de la séance. Il branchera, je ne sais trop comment, son téléphone sur un micro et le son sera retransmis dans la salle. Il me demande aussi de parler en français plutôt qu'en japonais car cela sera plus "impressionnant" pour les spectateurs, et ma femme traduira en japonais. Evidemment, je trouve que c'est une très bonne idée et le rednez-vous est pris pour trois heures plus tard.
  Et donc trois heures plus tard (ça passe vite vous ne trouvez pas ?) le téléphone sonne et je me lance dans un court speech (car on m'avait demandé de faire court) que je ponctue d'une ou deux blagues car les français sont censés faire de l'esprit donc je leur en donne pour leur argent, et j'ai entendu au loin des rires me rassurant sur le fait qu'ils ont compris que c'était de l'humour (ceux qui suivent ce blog depuis longtemps savent comment je me suis ramassé lamentablement plusieurs fois lors de mes tentatives de second degré avec les japonais).
  Le speech fini et le film lancé, Toda me rappelle. Il était content que j'ai fait des blagues et n'est pas vexé que j'ai proposé de lui offrir une perruque si le film marche et nous rapporte de l'argent. Tant mieux !

  Cela n'a rien à voir mais j'ai été impressionné par les images du film 300 (un an de post prod pour la retouche des images) adapté de la BD de Franck Miller et qui raconte le sacrifice de 300 combattants de Sparte envoyés contre des dizaines de milliers d'envahisseurs dans le seul but de les ralentir. Apparemment l'histoire d'origine est vraie. Certainement pas un film très intellectuel avec une sorte de clone de Stallone mais assurément un spectacle original. Voici bonc la bande-annonce. Comme j'adore les BA j'essaierais d'en mettre assez souvent à partir de maintenant.

Par Guillaume Tauveron
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Samedi 14 octobre 2006

  Ah bon sang de bon sang de bon sang... Tout avait pourtant bien commencé jusqu'ici. Avec l'ami Nico (en photo imitant un obstétricien) on a passé une bonne partie de la journée à démonter l'ordi et à remonter le nouveau matériel, puis à réinstaller windows et autres logiciels.
  Nico parti, la première chose que je fais est de réinstaller Première. Après un léger problème vite résolu (windows XP a apparement du mal a reconnaître la HDR-FX1 donc il faut un peu grater du côté de l'ajout de matériel... merci au forum du repaire) j'essaie immédiatement de faire de l'acquisition en HD et, ô miracle, tout marche ! Du premier coup ! N'étant pas habitué à ce genre de victoire normale je danse une java tonitruante aux airs de Chanse au chanson.
  Content donc, je veux écrire un article de blog et faire partager ma joie, mais là je déchante. Mon nouvel ordi refuse de reconnaître la freebox et même après deux heures de gymnastique intense, rien ! Internet ne marche pas sur mon ordi. Une seule conclusion s'impose : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !
  Alors comment est-ce que j'écris ? Tout simplement sur l'ordinateur de ma femme qui lui n'a pas de problème, mais le mien, qu'il soit branché en USB ou éthernet il s'en fout, il ne veut rien me donner.
  Du coup, en raison de cette galère (non résolue) et du travail monstre qui m'attend (acquisition puis montage de Sakura no kage, tournage et montage de Conte Rouge et Conte Jaune) et le tout en moins d'un mois, je n'ai même pas eut le temps de me rendre ce soir à la projection du festival ACVIDEO 63 où Nihon est diffusé, et où Un nouveau monde de la PAFE est projeté.
  Je vais pour le moment mettre de côté mes soucis internettiens et commencer à dérusher mes 13 heures de film.
  Petit cadeau, pour vous amuser et me détendre, une parodie de Spider-man par Jack Black :


Spider-man parody

Par Guillaume Tauveron
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Dimanche 15 octobre 2006

(Zen... Soyons zen !)

  Comme je le disais hier : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! En fait ça va pas du tout ! L'acquisition que j'ai faites hier avait par moment très bref des coupures. Je suis allé voir sur le net et apparement ça viendrait du processeur. Putain ! J'étais allé me renseigner exprès dans un magasin d'informatique pour demander ce que je devais acheter pour pouvoir faire du montage en HD, et si effectivement le nouveau matériel n'est pas assez pas puissants, c'est une bande de glands ! Du coup va falloir que je me renseigne à nouveau pour savoir si cela vient de mon matériel, et si oui va falloir que je le renvoie et en commande un autre, le tout va prendre au moins dix jours pendant lesquels je n'aurais plus d'ordi, ce qui n'est pas possible puisque je dois monter Conte Rouge avant fin Octobre. Mais je dois renvoyer le matos avant qu'une semaine se soit écoulé... Résolution du problème au prochain chapitre mais sincèrement cela me casse la couille (la gauche étant toujours hypotéquée) !
  Si Sakura no kage n'avance décidément toujours pas, Conte Rouge quant à lui prend de plus en plus forme. Aujourd'hui, avec mon frère (Benjamin) qui sera mon assistant sur ce court, je suis allé filmer des plans purement bucoliques afin de les insérer dans CR et certains peut-être dans Conte Jaune. J'ai filmé tout ce que je trouvais beau ou intéressant : ciel, arbres, fleurs, insectes... Je dois avoir 5 minutes de bande rien que pour une saloperie de menthe religieuse et pourtant je déteste ces bestioles. Au cas où vous vous le demanderiez je n'ai pas filmé ces plans histoire de remplir, ou pour lier deux scènes si j'oublie un plan. Je savais exactement quelles types d'images je voulais et pourquoi. J'ai par contre laissé l'environnement m'inspirer de nouveaux plans. Et tout en filmant j'en ai profité pour repérér les différents lieu du tournage de Conte Jaune qui se tournera dans les mêmes coins.
  Et puis je m'en suis vite retourné chez moi, car à 16h est arrivé Naoko. On a discuté plus de deux heures mais très peu du film. On a surtout lié contact, on a beaucoup rigolé pour des histoires communes et on a passé un très bon moment. Le film on l'a abordé dans les grandes lignes, on a prévu les jours de tournage, le reste se fera sur place. Aujourd'hui le plus important était de construire un lien amicale afin que le tournage se passe le mieux possible et surtout qu'il y ait de la complicité car j'aime tourner avec les gens pour qui je ressens quelque chose, pour qui il y a eut un déclic. Jusqu'ici je n'ai jamais dirigé quelqu'un qui me laissait froid ou indifférent. Si je le faisais, je le filmerais mal car je m'en fouterais donc je ne veux pas de ça !
  Et avec Naoko tout est très bien. Je trouve qu'elle a un visage très intéressant et charismatique que j'ai envie de mettre en valeur, elle est pleine d'énergie et d'une bonne humeur communicative... Aujourd'hui j'ai ri comme cela m'était rarement arrivé depuis la mort du poisson rouge que je n'ai jamais eut... Donc cela promet une bonne entente. Point primordial à deux niveaux : parce que je vais la diriger dans le film, et parce que je vais jouer plusieurs scènes donc à ce niveau-ci également il faut que le courant passe. Du coup de parler de tout ça et de la bonne perspective du tournage, qui commence mardi, cela me ferait presque oublier mes galères d'ordi.
  Aujourd'hui la vidéo du jour est la bande-annonce du film The fountain de Darren Aronofsky. Je trouve que cette BA en montre un peu trop mais le film a l'air excellent a tous niveaux et semble traiter de sujets qui me sont chers. Espérons que le film sera aussi bon qu'il en a l'air...

Par Guillaume Tauveron
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Lundi 16 octobre 2006

  Aujourd’hui je suis allé récupérer l’expo photo. Il était temps. Le cinéma est si humide que le papier derrière les photos était tout gondolé et même une photo avait fini par le faire histoire de se la jouer. Un peu plus et mon expo devenait une performance.

  Maintenant il faut que je fasse tourner l’expo. Je pense la proposer à différents centres d’expo de Clermont-Ferrand, histoire qu’elle soit vue car je pense qu’elle a du un peu s’ennuyer dans le petit cinéma Riom. Je lui ai bien dit de patienter, qu’il fallait savoir commencer humblement, mais l’expo en veut plus. Donc si j’ai le temps demain matin, en allant acheter mes cassettes mini-dv, je passerais dans une salle d’expo pour en discuter.

  Côté ordi rien de neuf mais j’ai peut-être cerné le problème. Il suffirait peut-être que je change l’alimentation. Croisons les doigts.

  Et demain à 15h débute le tournage. Vous découvrirez donc les premières images de Naoko demain sur ce Blog. Pas la peine de vous expliquer combien j’ai hâte de commencer le tournage.

  Côté vidéo du jour, voici un film prometteur déniché par mon envoyé spécial, ancien disciple de Bernard Pivot, j’ai nommé Tipolo. Le film s’appelle Borat et vient directement du personnage du même nom, Borat Sagdijev, un journaliste Kazakh. Plus péquenaud tu meures, comme vous pourrez en juger avec la bande-annonce. Le personnage a été créé et est interprété par un anglais, Sacha Baron Cohen, et le phénomène de son personnage prend une telle ampleur que cela a créé un petit incident diplomatique avec le Kazakhstan qui se sent ridiculisé par ce personnage, comme vous pourrez en juger avec la bande-annonce. Je ne sais pas si on peut rire de tout mais ce qui est sûr est que tout dans la bande-annonce me fait rire et tant pis si c'est pas correcte.


Borat

Par Guillaume Tauveron
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Mardi 17 octobre 2006

  Après une nuit tourmentée, à angoisser sur le scénario non prêt de Conte Jaune et sur les préparatifs tout aussi non prêts de Conte Rouge, je me lance dès le lever dans l’écriture de CJ. Puis je vais acheter des cassettes mini-dv. Sur le chemin j’appelle le père Vincent, pour lui proposer de jouer un court rôle. Il est partant comme d’habitude. Il ne me manque donc plus que deux acteurs à trouver dont l’acteur principal. Sur le chemin du retour je pense à un ami , Nicolas, pour le second petit rôle (le réparateur d’ordi vu sur ce blog il y a quelques jours…) Je n’ai pas encore eut le temps de le lui proposer mais comme le rôle concerne une scène de pipe il devrait être Ok (il ne sait pas qu’il en sera empêché avant de commencer). Ouf, normalement plus qu’un.

  Je reviens chez moi, je me constitue le costume de Marco et il est déjà midi. Mon frère arrive. On mange rapidement et après on discute du tournage du jour. Je répète avec lui les scènes du Marco puis nous partons en ville. Comme je suis habillé en Marco les gens me regardent bizarrement mais je m’en fous.

  Sur le chemin il me parle pour la première dois de son ancien collègue de travail, Guillaume, qui lui avait dit il y a de cela plusieurs mois, que si j’avais besoin de lui pour un rôle il était partant. Je m’arrête donc. Je ferme les yeux. J’imagine Guillaume dans le rôle de Guy. Déjà ils ont un point commun dans le nom. Et puis Guillaume a une certaine douceur et un air un peu innocent qui correspondrait tout à fait au personnage de Guy. Comme on n’est pas très loin, on se rend au magasin où il travaille. Juste une cliente sur le point de partir au moment où on arrive. Parfait ! Je peux entrer aussitôt dans le vif du sujet. En deux phrases Guillaume est d’accord. Excellent ! Si rien ne bouge j’ai enfin tout mon casting.

  Benjamin et moi repartons aussi chez Marie. On a     rrive ½ heure plus tôt que prévu pour préparer le tournage avant l’arrivée de Naoko et Marie n’a pas eut mon message car je m’escrime comme un con à appeler sur son ancien portable alors qu’elle m’a déjà dit plusieurs fois qu’elle avait changé de numéro. Mais bon comme Marie est cool, elle me pardonne après m’avoir fait lui baiser la main en me mettant à genoux.

  A 15h Naoko arrive et c’est parti ! Elle me déballe tous vêtements qu’elle a trouvé qui pourrait faire prostituée, et je présente aussi ceux que moi j’ai trouvé dans ma garde robe personnelle (la décence m’empêche de dire leur réelle origine). Au vue des photos de cet article vous serez d’accord que l’on a pas fait semblant de l’habiller en prostituée. On commence par tourner une scène où elle se regarde dans le miroir (scène classique dans mes films et que vous retrouverez dans tous les contes, même pour le vampire…) puis une autre scène où Naoko est censée rentrer dans son appartement, le visage défait, le maquillage ayant coulé, les cheveux dans tous les sens. C’est évidemment ce moment que choisissent des voisins pour passer dans le couloir et croisent donc une pute complètement éclatée. En plus, comme j’avais prévu le coup, je filme discrètement cette étrange rencontre.

  Petite pause dans le récit. Le téléphone vient de sonner à l’instant. C’était l’ami Nico qui m’appelait. J’en ai donc profité pour lui parler du rôle et c’est d’accord ! C’est ce qu’on appelle les joies du directe !

  Revenons maintenant dans l’appartement de Marie. J’avais initialement prévu de faire entrer Marco en scène aujourd’hui, mais finalement comme Naoko est en tenue j’ai décidé de tourner une autre scène assez complexe. Vite tous à la Marie-Cave  !

  Dans la cave on ne croise personne. Heureusement parce qu’entre la prostituée et le personnage masqué il y avait de quoi en traumatiser plus d’un. Sous le masque Benjamin qui n’y voit strictement rien. Du coup quand on est chanceux il marche tout droit et la prise est bonne, ou alors il bute dans tous les murs et il faut tout recommencer. Quant à Naoko elle se couche par terre dans la saleté sans rechigner une seule seconde, elle me refait la scène dix fois, elle pleure à s’en dissoudre les yeux autant de fois que je le lui demande… Je suis bluffé ! Travailler avec quelqu’un d’aussi douée, juste, perfectionniste dans le détail et qui ne fait aucun caprice même quand elle finit avec le visage d’un garagiste tant elle a traîné dans la crasse c’est vraiment le rêve.

  Comme vous en jugerez avec cette photo le lieu était extrêmement exigu ce qui fait que pour tourner ce n’était pas forcément très simple. J’ai du innover par rapport à ce que j’avais prévu. Je voulais faire un plan clin d’œil à Alien 3 lorsque le monsre se penche sur Ripley et approche son visage à quelques centimètres d’elle mais là impossible de le faire. Pas grave. J’en ai d’autres tout aussi intéressants.

  La scène est dans la boite. La pauvre Naoko peut enfin se décrasser le visage avant de s’en retourner pour le service du soir au Santooka (très bon restaurant japonais que je vous recommande). Et comme Marie, en plus de nous prêter son appartement, de faire l’assistante et d’être super patiente est une fille en or, elle nous a fait un gâteau au chocolat salvateur après ces heures de travail, donc elle aussi je vous la recommande…

  Le prochain rendez-vous est pris pour jeudi même heure (car on doit travailler entre les deux services de Naoko). Je rentre chez moi où ma femme a travailler aussi de son côté à choisir le futur papier peint de notre appartement et me propose divers arrangements possibles. Le retour au monde du concrêt est rude et je mets 5 bonnes minutes à avoir l’esprit réellement disponible, mais une fois la phase de transition passée pas de problèmes. Pourquoi je vous parle de ça ? Qu’est-ce que vous en avez à foutre de mes histoires de papier-peint ? C’est juste pour vous montrer comment il faut la plupart du temps sauté d’un univers à un autre, d’une réalité à une autre, sans que l’esprit n’y soit préparé.

  Maintenant c’est dérushage, écriture de Blog, ça j’arrive à sa fin, et maintenant qu’il est 22h passée je vais me mettre au montage. Et demain… papier-peint ! Et merde…
  Pour la vidéo du jour, pour rester dans le thème fiction-réalité voici la BA du film Stranger than fiction qui part sur un scénario que j'avais commencé à écrire. Depuis quand Hollywood a les clés de ma caboche et se permet de s'y servir sans mon autorisation ?


Stranger than fiction

Par Guillaume Tauveron
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